16 août 2006
Wolf creek
Le résumé :
Trois jeunes randonneurs partent pour trois semaines de trekking dans le désert australien. Ils en profitent pour aller admirer Wolf Creek, un cratère causé par un météorite vieux de plusieurs milliers d'années. Cette nuit-là, ils retrouvent leur voiture en panne. Lorsque un autochtone leur propose de l'aide, ils se croient sauvés. Pourtant, le vrai cauchemar commence...
Bon j'avoue que tout ca n'est pas très original mais la façon dont onnous présente les personnages est originale si bien qu'on s'attache à eux..
Un garçon, deux filles, une voiture et le désert. Dès l’ouverture du film, on se retrouve plongés dans l’ambiance de ce film australien. Le réalisateur sait se servir de sa caméra qu’il place là où il faut quand il faut. Wolf Creek est un film d’horreur mais il démarre comme un film indépendant où les personnages et leurs états d’âmes prennent le dessus sur l’intrigue. Greg Mc Lean nous offre de très belles scènes justes et sensibles où le talent des acteurs explose. La lumière, les décors, les plans nous subjuguent. Puis, c’est le clash. Les paysages australiens, magnifiques et purs, laissent place à un terrain de boue, à des routes sans fin et sans issue et à un autochtone psychopathe. Commence alors une quête pour survivre, sadique et oppressante, où l’on ressent chaque cri, chaque larme, où l’on respirerait presque le parfum de la mort, l’odeur de l’humidité. La principale qualité du film : au lieu de multiplier les lieux communs et autre clichés du genre, Wolf Creek évite toutes les erreurs et tous les pièges du film d’horreur. Il prend son temps, construit ses personnages, normaux, comme nous, et réussit donc à nous plonger plus facilement dans l’horreur. La forme est très belle, la réalisation impeccable, la mise en scène efficace. Plus qu’un simple film de serial killer, Wolf Creek semble être une réflexion sur le monde. La première partie aérienne, simple et douce s’oppose à l’extrême violence (plus psychologique que visuelle d’ailleurs) d’une seconde partie poisseuse qui voit triompher le mal absolu. A l’écran, ces jeunes innocents se retrouvent confrontés au maître des enfers avec ses chiens et ses chaînes. Plus métaphoriquement, ils deviennent alors les martyrs d’une société où règnent la violence (la crucifixion finale) et la perversion (scène dans le bar).Mais bon, ca ressemble un peu à Blair Witch, c'est un peu lent à démarrer et ca manque finalement d'originalité. Et puis la fin est bidon...
Une bonne note moyenne de 5/10.

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